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RDC : la rentrée scolaire est fixée au lundi 12/10/2020 (officiel) 

Publié le 30-04-2021 à 02:02:23 Actu Politique

RDC : Comme au poker, une dernière main se dessine pour la présidence de la Ceni

Parallèlement à l’examen en commission de la proposition de loi Lutundula sur la CENI, les confessions religieuses sont à pied d’oeuvre. Des dizaines de candidatures sont en cours d’examen. Une course de vitesse s’est engagée avec l’investiture du gouvernement Sama et l’engagement qui a été pris par le Président Félix Tshisekedi de respecter scrupuleusement le prescrit de la constitution relatif à l’organisation des élections au plus tard en décembre 2023.

Les huit confessions religieuses ont réceptionné plus de 150 dossiers. Entre la société civile qui veut prendre la main, l’opposition politique qui appelle à une CENI paritaire, neutre et impartiale et Félix Tshisekedi qui, à l’image de son prédécesseur, est suspecté de vouloir imposer son candidat, les parties prenantes à l’organisation du prochain scrutin sont engagés dans un véritable jeu de poker. A ce jour, une main de cinq cartes se dégage. Sauf surprise de dernière minute, le futur président de la Commission Electorale Nationale Indépendante sera choisi par les confessions religieuses.

Dans les tractations en coulisses entre les hommes d’Eglise, reviennent régulièrement cinq noms, parmi lesquels trois anciens « favoris » ayant survécu au premier processus de désignation avorté suite aux manifestations de contestation contre Malonda et deux nouvelles figures.

Pour éviter de rééditer les désordres passés et de porter le poids d’un nouvel échec, les confessions religieuses ont repris à zéro le processus de désignation du futur Président de la CENI. Ainsi, chaque Eglise a ouvert un appel à candidature et réceptionné les dossiers déposés par tous les candidats. Soucieuses d’éviter de s’exposer dans une nouvelle foire d’empoigne à l’impact désastreux, les Eglises ont décidé de privilégier le consensus dans la désignation de la perle rare. Pour rappel, lors de la première tentative, les Eglises musulmanes, kimbanguiste, salutiste et de réveil avaient désigné Ronsard Malonda au nez et à la barbe des Catholiques et des Protestants, qui représentent près de 80% des croyants congolais. Le cardinal Ambongo et Monseigneur Bokundoa s’étaient érigés contre ce coup de force de leurs pairs. La presse congolaise avait fait état d’une vaste campagne de corruption engagée par le FCC pour imposer Ronsard Malonda, le bras droit de Corneille Nangaa, le très contesté président sortant de la CENI.

C’est donc à un véritable aggiornamento auquel on assiste au sein des confessions religieuses pour la désignation du nouveau patron de la CENI. Avec la réouverture des candidatures, l’obédience à la confession n’est pas une condition requise. Cette fois-ci, les Eglises mettent en exergue la technicité avérée du candidat dans la maîtrise des questions électorales, le courage et l’indépendance vis-à-vis des politiques, et surtout un ancrage incontestable dans la Société Civile. Chaque confession religieuse a été invitée à procéder à un tri interne et à procéder à l’élaboration d’une short-list de trois candidats. Ce travail d’élagage devrait faciliter la recherche du consensus avant la sélection de l’oiseau rare.

Dans cette ruée de candidatures, catholiques, protestants et kimbanguiste semblent avoir jeté leur dévolu sur cinq personnalités. Il s’agit pour les kimbanguistes de Denis Kadima, pour les protestants de Bernard Lututala et pour les catholiques de Cyril Ebotoko, d’Hervé Diakiese et du très controversé Ronsard Malonda.

Un passage aux cribles des principaux favoris en lice permet de se faire une idée concrète de leurs atouts et de leurs handicaps.

Lu par: 1129 Personnes



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