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Publié le 12-09-2020 à 01:42:36 Actu Sciences

EDITORIAL : L’Afrique bantu face à la crise de l’écologie et du climat : enjeux, défis et perspectives

La plus importante question du 21ème siècle reste celle des incidences socio-économiques de la crise écologique. Elle est parmi les principaux défis du monde contemporain, à cause de la menace qu’elle constitue d’abord pour la vie et la survie de l’humanité, et ensuite, pour l’avenir de la planète terre toute entière. Mais la prise de conscience effective pour juguler cette crise tarde parce que les intérêts immédiats priment sur la réalité et l’avenir. En effet, la crise écologique que vit l’humanité est la conséquence d’un modèle de vie et d’un système des valeurs ‘’imposés’’ et généralisés à travers le monde. La crise environnementale menace le bien-être mental, physique, social, etc. des populations. La crise écologique en appelle à la responsabilité commune de tous les peuples pour garantir l’avenir des générations présentes et futures.

Comment les Bantu, populations d’Afrique noire, dont les croyances sont généralement tournées vers l’environnement et qui sont en parfaite relation avec la nature vivent-ils face à cette crise? Les bantu ne désignent pas forcément des peuples ou des ethnies, mais un groupe de langues négro-africaines parlées dans le centre et le sud du continent à partir de la ligne allant de Douala, au Cameroun, à Mombasa et au Kenya. Le terme a été employé pour la première fois en 1862 par le philologue allemand Wilhem Bleek pour caractériser les langues des peuples dit Bantu. L’homogénéité de ces langues a été démontrée en 1907 par un linguiste allemand, Carl Meinhof. Par exemple, le mot « ENFANT » se dit mwana en bemba (Zambie), omwana en mpongwe (Gabon), mwana (Congo-Brazzaville et RDC), mwana en bobangi (Centrafrique), umwana en kinyarwanda (Rwanda), mwana en tchokwe (Angola), etc.

L'Afrique bantu a été soumise depuis plusieurs générations, à la conjonction de beaucoup d’événements (esclavage, colonisation, exploitation des ressources naturelles, dictatures, etc.), de telle sorte que les structures mêmes de ses sociétés s'en sont trouvées fondamentalement désarticulées. La crise écologique est en effet entrée en action avec d’autres phénomènes de façon synchronique : l'explosion démographique, les crises politiques, les caprices de l’économie du marché, etc. Dans la zone sahélo-soudanienne, la croissance de la densité de la population et des animaux a favorisé un processus irréversible de la désertification avec comme conséquence le déplacement des populations (éleveurs transhumants, etc.). La pollution à la base de l’effet de serre et du réchauffement climatique a augmenté de manière exponentielle dans l’espace bantu, le nombre de problèmes à solutionner là où les infrastructures socioéconomiques de base font défaut. Et pourtant, une gestion durable du potentiel environnemental de l’Afrique bantu (forêts, paturages, terres agricoles, minerais, eaux, etc.) peut permettre à la population de s’adapter et de lutter contre la crise écologique.

Face à la crise environnementale, les dirigeants politiques, les chercheurs, les organisations de la société civile, les organisations régionales, les partenaires techniques et financiers de l’Afrique en général et de l’Afrique bantu en particulier, ont l’obligation chacun en ce qui le concerne, en collaboration avec les populations, de mettre en place des stratégies innovantes face à la crise écologique.

Entre périls d’un habitat commun et l’invitation à une responsabilité collective, l’Afrique bantu doit faire le choixdu réalisme. La gestion des ressources naturelles, la réalisation de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, l’industrialisation, la lutte contre la pollution, l’accessibilité à l’énergie et à l’eau, la construction des infrastructures résilientes, la lutte contre la pauvreté et le chômage, peuvent être réalisées en Afrique bantu en mettant en place des stratégies durables d’adaptation et de lutte contre la dégradation de l’environnement.

La mise en place d’un vaste réseau d’alliance (partage des connaissances et d’expériences, etc.) au niveau de l’espace bantu en particulier et africain en général, permettra de juguler la crise écologique qui sévit en Afrique et d’améliorer les conditions de vie des populations.

Lu par: 88 Personnes



RAFEA / Professeur Antoine MANDA TCHEBWA

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