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La revue africaine d'environnement  et d'agriculture procédera à la publication d un nouveau numéro ce 24 décembre 2021

Publié le 26-08-2022 à 18:41:02 Actu Societe

La RDC doit protéger sa côte atlantique : le littoral congolais menacé par les érosions

La République démocratique du Congo possède un accès à l’océan Atlantique grâce à une côte de 39 km de long. Malheureusement, cette zone est sérieusement menacée par l’érosion marine. Le pays perd 1 mètre de terre ferme par an, selon les experts du projet “PANA zone côtière” financé à Muanda par le PNUD et le FEM. La montée du niveau de l’océan contribue à aggraver une situation écologique et sociale déjà précaire.

‘’Le projet PANA Zone-côtière travaille à renforcer la résilience climatique des communautés de Muanda avec la mise en place de l’information sur les risques climatiques pertinentes pour la planification, la budgétisation, et le pilotage des mesures de protection du littoral” explique Crispin Ngombo, coordonnateur du projet Pana zone côtière. Il y a 10 ans dans le village de Nsiamfumu, le port de pêche était loin des habitations de la communauté. Il fallait marcher pour y accéder. Aujourd’hui, le port se trouve juste à côté des maisons. L’océan avance dangereusement vers le village…

L’impact de l’érosion est presque identique sur toute la côte maritime congolaise. Selon les relevés du projet, la progression de l’océan s’explique par deux facteurs majeurs : la montée des eaux suite à la fonte des calottes polaires et l’action de l’homme. Des vagues toujours plus hautes et puissantes qui s’abattent sur la côte et emportent la terre ferme. Sur la côte, tout le monde a le regard tourné vers l’océan pour vivre. Les pêcheurs, principaux tributaires de l’océan pour leur survie, contribuent à aggraver l’érosion côtière, en créant des brèches pour accoster leurs pirogues. Lorsque l’océan est en furie, les eaux remontent par ces brèches et fragilisent le sol qui s’érode sur le front face à l’océan. La fulgurance de la progression de l’érosion s’explique également par le ramassage des moellons placés sur la côte avant l’indépendance de la RDC.

Des individus les enlèvent pour les vendre sur les chantiers de construction. Cette activité était devenue un gagne-pain pour des jeunes de Muanda. La société pétrolière Perenco implantée dans la région tente de limiter les dégâts. Les moyens mis en œuvre semblent dérisoires face à l’ampleur du défi qu’impose la nature. La route menacée est fermée à la circulation en cas de mauvais temps afin de protéger des vies humaines. Les barrières métalliques érigées pour stopper la puissance des vagues ne tiennent que l’espace de quelques années, attaquées par la corrosion du fait de la salinité des eaux.

Pour arrêter la progression de l’érosion côtière, un investissement de près de 100 millions de dollars sur plusieurs années a été évalué par le projet PANA. La solution que propose le projet PANA zone côtière consiste à placer de nouveaux moellons le long de la côte. Ils pourront constituer un premier barrage naturel en amortissant la puissance des vagues qui s’abattent et érodent la côte. Mais dans les environs de Muanda, il n’y a pas de moellons. Il faut les faire venir de Boma à plus de 100 km… Une synergie des partenaires et indispensable dans le cadre des programmes liés au réchauffement climatique. C’est le prix à payer pour la protection de la côte congolaise.

Le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) financent le projet. Le PNUD assure également la gestion des fonds du projet qui est exécuté et mis en œuvre par le Ministère de l’Environnement, Conservation de la Nature et Développement Durable

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